Tout ce qui brille (n’est pas or)

De Kinpu-san

J’ai un étrange pressentiment, c’est comme si je n’allais plus jamais le revoir…
– Han Solo

Ne serait-ce la foule, qui rappelle la gare de Shinjuku à l’heure de pointe (il est surprenant que personne ne soit tombé dans le précipice à nos pieds dans la bousculade), c’est l’endroit rêvé pour un pique-nique. Le soleil nous apporte tout juste assez de chaleur pour rendre la fraîcheur de début novembre agréable, le paysage est enchanteur. Plus bas les arbres sont habillés de leurs couleurs d’automne. Plus haut les montagnes ont déjà revêtu leur fin manteau de neige.

J’ai une impression de sortie des classes, avant les grandes vacances : le moment où l’on dit “au revoir” alors qu’il faudrait dire “adieu”. Je me suis trop souvent fait avoir, alors cette fois-ci, je profite du paysage au sommet du Mizugaki-yama (瑞牆山, 2230m) pour verser un petit peu dans l’émotion.

Tout proche le Kinpu-san (金峰山, Mont doré, 2599m) où j’étais dans la matinée. Une marche agréable commencée dans un jardin d’aiguilles de glaces plantées par le froid du matin. Hier l’arrivée en voiture jusqu’au parking était complètement irréelle : sous une voûte d’arbres penchés comme dans Sleepy Hollow, renards et tanukis fuyaient devant les phares, tandis que des cerfs aux bois splendides déambulaient dans les algecos abandonnés d’un chantier de construction.

Au nord-ouest le Yatsugatake, que j’ai encore un peu de mal à reconnaître quand la visibilité est supérieure à 5 mètres. Puis juste à gauche, tout au loin à l’est, le Ondake-san (御嶽山, 3067m), qui a la particularité d’être le deuxième volcan le plus élevé du Japon : déjà couvert de neige, ce ne sera pas pour cette année non plus… Il faut dire que l’accès depuis Tokyo n’est pas si pratique.

Viennent ensuite les alpes du sud, Kaikomagatake et Senjogatake, Kitadake et Ainodake enneigés avec en ombre chinoise le Houou-san. Quelques heures de randonnée dans ce massif en forme d’escargot valent bien leur pesant de calories brûlées.

Finalement au sud, inévitable, le Fuji-san dresse ses pentes majestueuses au dessus des nuages. Le Fuji-san, je ne l’aimais pas tellement au premier abord. Trop lisse, trop régulier. Mais bon à force de le voir (et ces deux dernières années qu’est-ce que j’ai pu le voir !) on finit par s’attacher. Alors du coup camarade Fuji, est-ce un au revoir où un adieu ?

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3 Réponses to “Tout ce qui brille (n’est pas or)”

  1. laurence Says:

    une photo d’un renard ? ou d’un cerf 🙂

    • maaaraag Says:

      Non je n’ai pas réussi à prendre de photos d’animaux cette fois-ci. En général ils s’éternisent pas trop à proximité, surtout quand on leur braque un appareil photo dessus.

  2. Rafran Says:

    Un au revoir surement…

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